Lados

Tieffelin Wu-Jen du métal. Et du sang.

Description:

Lados est de taille moyenne, et d’apparence assez peu avenante.
Son visage au demeurant assez banal est encadré d’une pilosité toujours impeccablement taillée, et abrite des traits fins qui lui donnent l’air d’être en permanence sur le qui-vive. Ses cheveux bruns tombent jusqu’à ses épaules quand il ne les regroupe pas en queue de cheval, et l’ensemble dégage une aura globalement inconfortable et inquiétante.
Il est vêtu d’un ample habit de tissu clair resseré aux poignets et aux chevilles, brodés de fines chaînes sombres aux extrémités. De simples bottines de voyage en cuir et un bâton de marche complètent sa panoplie de voyageur. Il porte un sac en bandoulière et ses mains sont garnies de bagues métalliques sans reflets qui se lient fort bien aux colliers, bracelets et boucles d’oreille qu’il porte en permanence.
Lados n’est pas d’un caractère simple, et semble sauvage, voire même hostile au premier abord. Mais sous ces faux airs farouches, il l’est encore plus. Il n’a aucune attache affective et ceux qu’il considère comme ses amis se comptent sur les doigts des deux mains.

En tant que Tieffelin, il arrive parfois à Lados de perdre le contrôle de son apparence et de gagner de nombreux traits physiques assez distinctifs. Alors que rien ne laisse présager de sa nature quand il conserve son apparence humaine, son coté démoniaque se révèle dans les cas de pression ou de danger. Dans ces moments-là, sa peau prend une teinte lapis sombre, des cornes recourbées poussent sur son front, ses pieds se déforment en sabots tranchants, ses doigts s’affûtent en griffes effilées et de grandes ailes de chauve-souris lui poussent dans le dos. Il dégage alors une violente odeur de souffre assez dérangeante, et émet une chaleur abyssale caaractéristque. N’importe lequel de ces critères suffit à marquer les esprits, Lados est donc bien conscient que la violence et l’inéluctabilité de son passé ne lui sont pas imputables. Et que s’il souhaite conserver le taux assez faible de santé mentale qu’il lui reste, il ferait mieux de ne pas rechercher la vengeance. La douce, méritée et juste vengeance.

La magie qu’il utilise est sauvage et naturelle; et souvent dotée d’un coté graphique indéniable. Il arrive que la vision du pourrissement du sang d’une créature clouée au sol par une pluie de longues aiguilles qui la transpercent un peu partout fasse naître un certain sentiment répulsif chez les spectateurs non habitués, mais sa magie en elle-même ne saurait être apparentée à une quelconque forme de sadisme. Elle est juste efficace.

Bio:

Lados est né dans une petite bourgade fermière, dans un foyer pauvre et banal, mais chaleureux. Après une poignée de mois de grossesse seulement, sa mère se mit à délirer et à présenter une fièvre inhabituelle, et très dangereuse. Aucun médecin ne parvint à la conclusion que c’était à la braise qu’elle portait dans son ventre qu’elle devait ses symptômes. Après une lente agonie, elle finit par mourir sans avoir accouché. Ce ne fut que lorsqu’elle eût rendu l’âme que son père, aux portes de la folie, ouvrit le ventre de sa femme est sauva son enfant. Lados vint ainsi au monde dans un univers froid et triste. Dans les premières années de sa vie, aucune de ses particularités physiques ne se développa, et son père était trop faible mentalement pour admettre que son fils chauffait sans forcer une pièce entière en plein hivers. Il grandit quelques années ainsi, s’occupant de son père malade et ignorant les peurs bigotes que les autres gens du village entretenaient envers la “maison maudite”.
Le véritable père de Lados, son ascendant démoniaque, lui apparu le jour de ses douze ans. Assassinant brutalement son père génétique et lui expliquant tout de son état, il lui fit enfin don d’un but et d’un chemin: le chaos et la désolation. Le jeune tieffelin n’en avait cure. Après le départ du démon, il prit quelques minutes pour réfléchir sur la marche à suivre. Il comprenait mieux son état et la répulsion des villageois. Rien ne l’attachait plus à cet endroit: il partit donc de son petit village en brûlant sa maison.

A partir de là, son histoire n’est faite que de fuite et de dissimulation, vivotant auprès des humains et fuyant quand découvert par les autorités. Un évènement marquant toutefois: la purge entière d’un village innocent par la Police Secrète, non loin de Kalsh. Lados en fut le seul rescapé, et garde à leur encontre une haine non mesurée.
Suite à cette violente mésaventure, Lados se retrouva entre les mains d’un vieillard sénile, un Wu Jen du feu qui avait juré des innombrables années auparavant à un autre Wu Jen non moins sénile de former à son tour un disciple du feu. Bien décidé à savoir enfin se défendre, il suivit son enseignement. Des années plus tard, lors du rituel de la spécialisation élémentaire, Lados était prêt. Malheureusement, il s’avéra que le tieffelin n’était pas familier avec le feu, et fut habité par l’esprit élémentaire du métal. Son maître ainsi déçu se suicida de dépit en maudissant son incapable de disciple, comme s’il en avait vraiment besoin.

Lados reprit donc la route et son comportement habituel, cette fois bien plus apte à répondre aux agressions. Recherché dans beaucoup d’endroits et craint par les populations, il vit une vie d’itinérant, gagnant sa vie grâce à ses talents émérites de couturier.
C’est au cours de ses pérégrination qu’Il croisa la route d’un cortège de la Police Secrète, quelques années plus tard;et entreprit de les suivre pour savoir ce qu’ils manigançaient. C’est ainsi qu’il s’introduisit dans le donjon du temps, en compagnie fortuite de Sierra, et y rejoint les étranges personnages qui composaient la compagnie du Carafon.

Maintenant membre de la compagnie du carafon, Lados met petit à petit de l’eau dans son vin et essaye de se sociabiliser un minimum. De nombreuses choses lui posent encore certains problèmes, comme son ascendence démoniaque qu’il ne cherche pas réellement à dissimuler, ou son attrait étrange et dérangeant pour le sang. Il s’essaye en revanche à l’art subtil de l’empathie; et même si les résultats ne sont pas encore impressionnants, force est de constater que sous son sarcasme habituel et sa condescendence permanente, au fond, le tieffelin joue l’ouverture.

Après avoir gambadé pas mal de temps avec la compgnie du Carafon, Lados a finit par dévoiler le nom de son paternel démoniaque: l’infâme Zethemasil.

C’est d’ailleurs lors d’une confrontation avec l’infâme démon que Lados trouva la mort lors d’un brillant sacrifice à l’aide d’un puissant artéfact Pélorien, mû par ce qui pourrait au premier abord ressembler à de la bravoure et une abnégation tenant presque d’un fanatisme angélique, mais non. La réalité est qu’étant bien conscient qu’il n’était pas de taille contre le démon, il avait prévu de l’éliminer sans forcément survivre à la rencontre. Sa résolution tenait bien plus d’un violent désir de vengeance brutale que d’une pieuse fureur, et le mot même de sacrifice semble trop élogieux par rapport à l’égoïsme total qui a dicté cette action. Il n’en a pas honte; il en serait même plutôt fier. Et le bâton de Pélor, au bout d’un moment, il fait chaud aux mains.

Lados

Extinction PabloMontoya Marchetti_Simon