Goulouka

Héraldique : D’anthracite orné d’une rapière lilas croisée d’un purpurin falchion
Devise : « Reste méfiant, reste en Vie »

La cité de Goulouka se trouve à une paire de journées de marches du Sud des contreforts des forêts elfiques et de l’autre coté de la jungle qui la sépare de Dreel, plus loin au sud. C’est une cité fort exubérante qui s’élève au dessus du sol en une panoplie de bâtiments étranges et ternes. Elle est entourée de grandes murailles grises qui enserrent la ville dans un cocon protecteur, dont tous les accès semblent remarquablement bien surveillés. D’ailleurs, la première chose qui frappe les voyageurs, c’est la garde.

La garde de Goulouka est une grande milice armée aux membres atypiques et atypés : un simple uniforme permet de la reconnaître, mais point d’armement réglementaire. Les soldats semblent cependant correctement entraînés et relativement organisés, et insistent lourdement sur leur prépondérance dès l’enceinte grise franchie. Une grande salle qui ressemble à un sas se trouve derrière les lourdes portes frappées du blason de la ville ; dont les murs sont recouverts de casiers dont certains entrebâillements laissent à deviner les myriades de lames, pointes et contondances laissées là par les voyageurs de passage, à qui il est demandé de se départir de leur attirail charcutier.
Les mages, quant à eux, passent avec un sévère avertissement à l’encontre de l’usage de magie agressive ; avertissement scrupuleusement respecté par les plus sensés des avertis. Une fois séparés de leurs cautions d’intégrité, les voyageurs peuvent enfin entrer en ville, et profiter des larges avenues peu populeuses où le respect de la vie privée et des possessions matérielles règne.

Malheureusement, ce n’est pas le cas, et la ville de Goulouka est surpeuplée. En fait, et c’est d’ailleurs la deuxième chose qui frappe les nouveaux-venus, l’atypicité de la cité est remarquable, et sa population étrangement cosmopolite. Toutes les espèces et races déambules dans des rues noires de monde et la densité est telle qu’il arrive à de nombreux passants de mettre les mains dans des poches qui ne leur appartiennent pas. Un récent sondage affirme que dans près de 80% des cas, c’est « involontaire » et « sans arrière-pensée ». La grande rue de Goulouka divise la cité jusqu’en son centre, et se scinde en deux avenue qui filent entre les grands bâtiments noueux qui s’élèvent vers le ciel en un ensemble chaotique d’ajouts et de soutiens temporaires à des structures déjà improbables.

Une grande auberge sur la place principale de la ville se nomme « La Saveur de la Victoire », et la pomptuosité du nom dissimule un endroit tout de même mieux famé que le reste des ruelles sordides du labyrinthe improbable qui occupe l’intérieur des murailles.

Les dirigeants de la garde de Goulouka ne plaisantent pas. Son chef, un certain Legrand Aartl, est un grand humain muni d’une petite targe et d’une impressionnante épée batarde ; et possède la particularité physique marquante de posséder des yeux intégralement pourpre sombres, sans pupilles. Le dialogue est délicat, car on dit de lui qu’il sait voir dans le temps et dans l’espace, respectivement longtemps et loin. Le personnage se paye en outre le luxe d’être assez mystérieux dans ses réponses, et d’une patience à toute épreuve devant l’énervement des gens. Il semble posséder un bon fond cela dit, encore que cela soit tout à fait à la discrétion du jugement de ses interlocuteurs interloqués.

Goulouka

Extinction PabloMontoya Marchetti_Simon